BIENVENUE
PATRIMOINE MONDIAL
PHOTOS ARCHIVÉES
DANS LES MEDIAS
SAUVONS NOS SOURCES
PUBLICATIONS
LES AÎNÉS CÉLÈBRES
LE BLOG NOTE
PIXELS EN FÊTE !
ÉCRITS DU COEUR
LA GARE SNCF
LES VIDEOS DE SAINT PAUL
LIENS
CONTACTS
________________________

Catalogue


Flux RSS

Plan du site

 

 



 Le paté de foie

Les français sont meilleurs en paté qu'en Géo...
Cette pensée, créée par votre serviteur me fait penser que les goûters de mon enfance à Saint-Paul et me fait monter le rouge aux joues.
La curiosité est chose naturelle chez les bons locaux ! (ou les longs bocaux)...

HISTORIETTE SANS CHOLESTÉROL...
Je vous livre ici quelques lignes du recueil de souvenirs que j’ai écrit pour les cent ans de ma Grand-Mère, Lucia Rouquayrol.

« Notre réveil était souvent provoqué par un bruit de vaisselle dans la cuisine juste en dessous, ou bien par un tracteur bravant la canicule, sur le petit pont, en face de la maison. Le clocher sonnait quatre heures et l'activité atteignait son maximum.
La reprise ! La scie circulaire de la menuiserie de mon grand-oncle Paul déchirait le silence en miaulant. Debout ! Il fallait se lever de la sieste.

En bas, dans la cuisine, le goûter était tout prêt, sur la table. Une large tranche de miche de pain, avec sa barre de chocolat parfois remplacée par de la pâte de fruits, ou de la pâte de coing maison. De temps en temps, pour varier, nous demandions à voir s'il ne restait pas un peu de pâté « Géo » dans sa petite boîte plate et ovale. Au pays du bien manger, avec dans toutes les maisons des étagères chargées de bons produits fermiers et d'une charcuterie de première classe, la petite boîte ovale, pionnière de l'industrie agroalimentaire, avait à nos yeux quelque chose de très original.

Un goût spécial, nouveau, pas désagréable, une texture crémeuse, facile à tartiner. Ce pâté de foie, « avec ou sans porc », colmatait bien les trous de la tartine. Un goûter compact !

Ce produit « d'importation... au delà des plaques » provenait d'une rue voisine. Il suffisait de se rendre dans l'une des deux épiceries. L'une d'elles, ancestrale, abritait aussi la cabine téléphonique. »

© Extrait du livre : Le pissenlit bleu - Pierre Rebichon